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jeudi 26 avril 2012

Apple vs. Android


Les univers parallèles


Android Market, désormais Google Play, suit un peu la tendance d’Apple qui a été précurseur sur le marché des applications mobiles. En conséquence de quoi si le marché Apple est déjà bien structuré, Google Play en est encore à l’état de work in progress.

Un autre raison vient du fait que Google, dans l’esprit de Microsoft auparavant, concède des licences à de nombreux constructeurs de périphériques. Et d’une tablette à l’autre, les fonctionnalités, la puissance, le confort de lecture varient. Au développeur donc d’adapter son application à cet univers hétérogène. Le plus est que Google n’impose pas, contrairement à Apple, de grille tarifaire, donc libre à vous de fixer vos propres prix.

Cependant il faut se dire qu’Apple et Google sont deux univers différents, les recommandations en termes d’interfaces graphiques et d’ergonomie ne sont pas forcément les mêmes, et au final même si l’environnement de Google paraît plus souple, Apple offre une plateforme bien balisée. Par ailleurs, l’utilisateur Apple est plus prompt à débourser de l’argent pour payer une application. Google, et son héritage venant du monde du libre – proche également du PC – donne le sentiment qu’il est inutile de payer pour le software.

C’est pour cela que pour l’heure, travaillant presque exclusivement pour iOS, nous ne sommes pas en mesure d’analyser plus encore le terrain Google Play. Toujours est-il que les tablettes, en tant que produits Hi-Tech à haute valeur ajoutée, peuvent favoriser à court terme le développement de modèles payants sur cette plateforme.

Logique du système Apple Store/Android Market


...Et quelles sont les spécificités de ces deux plateformes


Nous l’avons dit par ailleurs, être concepteur d’applications c’est évoluer dans une jungle où l’offre écrase la demande. On peut se questionner sur l’utilité d’un smartphone, au-delà du téléphone lui-même. Hormis cette remarque un peu vieux jeu, il est évident qu’il y a aujourd’hui des applications sur tout et n’importe quoi, et que par ailleurs la demande, elle, requiert une qualité de contenu supérieure à ce que les premières applications pouvaient proposer. Idée et qualité de conception sont des notions-clés et si les idées viennent à manquer, une application proposant quelque chose de riche ou de décalé aura plus de chances de sortir du lot.

Nous avons écrit dans un précédent post qu’au moment de concevoir votre application, il est important d’éprouver celle-ci en analysant la concurrence, et accentuer par conséquent les spécificités de votre produit. Ce souci d’exception, et le fini général de l’application sont de bons gages de ventes. La gratuité, quant à elle, est plus problématique. Celle-ci repose plus sur l’effet de buzz, donc identifiez bien au préalable quels sont les relais (en l’occurrence les réseaux sociaux, puisque ces derniers font aujourd’hui la pluie et le beau temps) dont vous disposez avant de mettre l’app sur le marché.

Vous l’aurez compris, même s’il n’y a pas de recette miracle, une application doit proposer quelque chose qui réponde à une demande précise, sachant que le public a des aspirations qui évoluent bien évidemment vers la qualité, et cela pour des raisons évidentes : dépenser ne seraient-ce que quelques euros est tout de même un acte d’achat loin d’être anodin.

mercredi 25 avril 2012

Changement de cap : des progiciels et du web aux mobiles


Épisode II



Captures d'écran de l'application Produits de saison.

Nous nous imaginions donc, au début de notre activité de développeurs indépendants, que nous aboutirions à l’application rentable, sans penser à tout ce que l’univers des apps comporte de concurrence, d’aléas (notamment dans le placement des produits – ou ranking), etc.

En réalité, l’idée un peu illusoire de produire une application qui se démarque des autres a laissé place à une vision plus pragmatique. Et c’est ce glissement dans l’idée que nous nous faisions de ce métier qui nous a amenés à réinventer la façon dont nous devions concevoir nos produits.

Par conséquent, nous avons dû d’abord revoir nos prétentions à la baisse, minimiser les temps de développement, et surtout, bien penser nos applications. Car il était tout de même – et il est toujours – important pour nous de faire les choses bien. L’approche a donc été de panacher notre offre en proposant non pas une seule, mais un catalogue d’applications ; ensuite, il fallait trouver une cohérence dans ce que nous proposions. Cela peut s’avérer important dans la mesure où dans l’iTunes Store, l’acheteur peut accéder à votre profil de développeur et consulter vos autres applications.

Pensez donc à bien éprouver votre idée en vous disant que celle-ci ne doit pas être la seule à laquelle vous aboutirez.

Genèse de l’activité (ou comment nous avons découvert le marché des mobiles et des tablettes, et comment il faut tout de même prévoir un capital de départ)


Épisode I


Nous sommes arrivés mon frangin et moi sur le marché des applications mobiles à la fin 2011, avec une application, Produits de saison, que nous avons mis un mois à développer. Un mois, c’est rien du tout pour les grosses sociétés qui s’autorisent eux des délais plus conséquents. Cette période, celle où on a commencé à travailler dans le monde du mobile, a suivi la fermeture de notre précédente société dans le domaine des sites Internet institutionnels. Plus d’argent, donc pas la possibilité de reconstituer un chiffre d’affaires pour continuer. Ce fut par voie de conséquence la liquidation judiciaire et nous nous sommes retrouvés face un dilemme : qu’est-ce qu’on fait désormais, au vu des compétences qu’on a acquises ? Développer une appli s’est imposée comme la voie à suivre. On avait déjà touché du doigt cet univers. Depuis Produits de saison, on a conçu plus de six autres apps dans divers domaines.

Voilà la genèse de l’histoire : après dix ans dans les progiciels, le web et en gros le service, on avait envie d’essayer quelque chose de différent.

Et on commence à sortir la carte bleue. Un SDK valable, 250 euros, plus des add-ons, etc., bref, il faut commencer avec un petit capital. Bon, ça peut paraître évident, mais c’est bien de le dire. Beaucoup de choses libres existent en terme de développement mobile, mais sachez que bon nombre de fonctionnalités ne sont pas encore stables. Le libre peut paraître à première vue un choix intéressant – et ce, y compris pour des raisons d’éthique –, mais quand on doit tenir des délais raisonnables et ne pas réinventer la roue, on s’oriente souvent vers des outils fermés. C’est dommage, mais il faut attendre un peu pour avoir des technologies ouvertes à la fois performantes et matures. Par ailleurs, il va de soi que lorsque l’on développe pour iOS, il est presque nécessaire d’avoir avec soi un laptop ou un Macintosh, plus le(s) périphérique(s) sur le(s)quel(s) vous allez devoir effectuer vos tests (iPhone, iPod Touch et/ou iPad). Tout cela rentre bien évidemment dans l’investissement préalable.

Ah, j’allais oublier : la création d’un compte développeur iOS chez Apple est payante : il faut compter 80 euros environ. Pour Android, le seul investissement réside dans le périphérique (smartphone, tablette tous deux compatibles Android) que vous devrez lier à votre compte Android Market (25 euros de frais de publication), lui-même connecté à un compte utilisateur Google (Gmail p. ex., gratuit).

En bref, selon que vous développez pour tel ou tel constructeur, ayez en tête que l’investissement préalable pour Apple est plus onéreux, cependant Android, s’il est à l’évidence abordable, nécessite d’avoir un périphérique compatible (si vous en avez déjà un, tant mieux) – après, pour ce qui concerne les SDK, généralement cross-platform, la facture doit être révisée à la hausse.